Théâtre

Alexis Hénon

Samedi 26 mai 2018 à 20h30

 

 

 

19h: Apéro dînatoire 8 euros

20h30: Spectacle 10 euros

 

Si le nom n’est pas forcément évocateur de prime abord, le visage, pour tous les amoureux de Kaamelott, va réveiller pas mal de souvenirs. Alexis Hénon était ainsi Galessin, duc d’Orcanie dans la série culte que M6 a diffusé pendant des années.

Mais au-delà ce rôle qui a forcément marqué sa carrière et la marquera sans doute encore, Alexis est un acteur de théâtre qui bourlingue depuis une bonne vingtaine d’années. Longtemps sur Lyon, il a décidé, voilà moins de deux ans, de revenir sur ses terres d’origines, la Bourgogne et Dijon.

Et à ce retour, il a décidé d’y associer sa passion du théâtre avec l’ambitieux projet de jouer Faust. L’aventure avec l’œuvre de Goethe est née d’une rencontre avec une salle : la salle des Actes, située dans l’ancien rectorat, rue Monge, en plein cœur de Dijon. « C’est une salle de caractère. Lorsque je l’ai découverte, je suis tombé à la renverse. C’est un décor à elle seule mais pas forcément une salle de spectacle », avoue-t-il, encore troublé par cette rencontre. Alors monter et jouer le Faust de Goethe dans ce lieu si atypique a mûri dans son esprit. « J’ai découvert cette œuvre, il y a deux, trois ans. Le thème est génial », reconnaît-il mais la tâche immense. « Monter Goethe, c’est très lourd à faire car la matière est phénoménale. Et je me suis demandé : Est-ce que je peux m’en emparer ? » Il répond par l’affirmative et se lance sans hésiter dans cette histoire.

« C’est cette histoire que je vais raconter simplement »

L’autre tour de force d’Alexis Hénon, à cette occasion, est d’être seul en scène dans un décor minimaliste (une chaise, un bureau, des livres, quelques fauteuils). « Personnellement, je n’ai pas le goût à être seul en scène mais là, il y a quelque chose de gothique, de prétentieux à le faire », explique-t-il. Et comme il le précise encore : « Sans un ego démesuré et l’humilité qui va avec, je ne me serais peut-être pas lancé ».

« C’est l’histoire de Faust que je raconte », lâche-t-il. Une histoire qu’il a volontairement condensée (le spectacle dure 1 h 10). Il poursuit : « Faust est bouffé par un ego monstrueux et va se perdre dedans. Il a un bilan catastrophique. C’est cette histoire que je vais raconter simplement, pour qu’elle soit comprise de tous ». Un ambitieux et passionnant projet qui va prendre corps l’espace de cinq jours et six représentations, salle des Actes. À découvrir.

Le Bien Public 03/03/2017

 

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© Jean-Michel Frémont